Rencontre avec Christian "Canano", novillero de Salamanque

 Originaire de la belle et taurine ville de Salamanque, Christian Marcos "Canano" est un novillero sans picador plein d'envie et de passion. Sa saison 2013 a commencé cette semaine, dans la petite ville d'Ontur (Albacete) où il a coupé 4 oreilles et une queue...

 Christian "Canano" est un de ces jeunes qui mérite d'être encouragé et soutenu dans le long chemin qu'il a choisi d'entreprendre. La Terna d'Al Compas del Toro l'a rencontré et a souhaité vous le faire partager.

 

 

Christian, peux-tu nous raconter comment tu as attrapé le « virus » de la tauromachie ?

Je baigne dans l’univers du toro depuis tout petit. Ma famille est très aficionada. Mon grand-père fabrique des banderilles, il est chargé de la publicité et d’engager les portiers dans plusieurs arènes et mon oncle est valet d’épée du matador salmantin Javier Valverde. Mais c’est ma grand-mère maternelle qui m’a transmis le virus en m’emmenant dans toutes les arènes. J’ai eu l’occasion d’assister à de nombreuses férias. J’ai toujours voulu être torero, depuis tout petit.

 

Que pense ta famille de ton rêve d’être torero ? Ils te soutiennent ?

Ils me soutiennent, même si c’est dur pour des parents d’accepter que leur fils souhaite s’épanouir dans une profession si dure et qui demande tant de sacrifices. Mais ils respectent mon choix et me soutiennent.

Christian « Canano », d’où te vient cet apodo ?

De mon grand-père, qui était surnommé « Canano ». Toute ma famille est connue sous ce surnom. Pour moi c’est un honneur de porter l’apodo de mon grand-père.

Parle-nous de tes premiers pas à l’école taurine de Salamanque :

Depuis tout petit je rêve d’être torero. Mais j’ai décidé de sauter le pas après avoir toréé une vache dans une capea. J’avais quatorze ans. C’est alors que j’ai décidé de m’inscrire à l’école taurine de Salamanque. Là-bas j’y reçois les conseils des « maestros ». Ils m’enseignent la technique, m’aident à corriger mes erreurs…il me reste encore beaucoup à apprendre.

Le 21 juillet 2012 j’ai tué mon premier becerro. Lors d’un festival à La Puebla de Montalvan (Tolède), un becerro de Santiago del Pasil. Ce jour là fut doublement important pour moi, car je débutais et cela faisait quatre ans que ma grand-mère était décédée.

Qu’as-tu ressenti ce jour là ?

Ce fut un jour très émouvant. De là-haut, elle m’a transmis beaucoup d’énergie et de force. Grâce à elle j’ai pris beaucoup de plaisir à toréer et j’ai coupé deux oreilles.

Et comment s’est déroulé le reste de ta temporada ? Quels ont été les moments les plus importants, les bons souvenirs…. ?

J’ai toréé plusieurs novilladas en Andalousie, dans la province de Tolède, de Madrid… J’ai de très bons souvenirs de Malaga, où j’ai été accueilli très chaleureusement. Je suis amoureux de cette région, et puis c’est là où j’ai le plus toréé.

Parmi les moments importants de la dernière temporada, je me rappelle du Bolsin de Ciudad de los Almirantes, dont j’ai été finaliste. Mais ma plus belle après-midi, et la plus importante ce fut à Torremolinos, j’ai coupé une oreille à un novillo de Salvador Gavira dans un mano a mano avec Rafael Castellon

Parle-nous de ton “hiver taurin”, tu te prépares pour la temporada ?

Dieu merci, j’ai la chance d’aller beaucoup au campo, pour apprendre aux côtés de figuras comme Jiménez Fortes, Manzanares, el Juli, Talavante, Ponce…et beaucoup d’autres. Ils nous aident, nous les novilleros. Sans oublier la pratique du toreo de salon, et la préparation physique et psychologique. Tous ces éléments sont essentiels. Ils doivent fonctionner à la perfection.

Quels sont tes projets pour la temporada à venir?

Avec mon apoderado Roberto Moreno, nous avons plusieurs choses en tête, des projets attrayants. Nous voulons aussi venir en France, c’est un pays merveilleux et très taurin, où j’adorerais toréer cette année.

Que souhaiterais-tu dire aux empresarios français pour qu’ils t’engagent ?

Eh bien, leur dire que vu la situation dans laquelle se trouve la tauromachie, et le peu d’aide que nous recevons il est difficile de toréer. Nous avons besoin d’une opportunité pour nous mettre le pied à l’étrier, et pouvoir nous battre afin de réaliser nos rêves. La France est un passage essentiel.

En une minute:

Un torero d’hier : Paco Ojeda

Un torero d’aujourd’hui : Jiménez Fortes

Un torero de demain : Christian “Canano”

Tes arènes et férias favorites: Les arènes de Salamanque, j’y ai passé de très bons moments, j’y ai vu de grands toreros, et Séville. Ma féria préférée est la féria d’Abril

Les arènes dans lesquelles tu rêves de toréer : Séville, Nîmes, Madrid

Ton cartel rêvé : José Tomas, Jiménez Fortes et moi

Avec des toros de : Ca, je leur laisse le soin à eux de les choisir ce sont des figuras, moi je prends ce que l’on me donne.

Une corrida inoubliable : José Tomás, lors de sa réapparition, à Salamanque

 

 

Cuéntanos Christian ¿cómo te entró el gusanillo de la tauromaquia?

Desde pequeño estaba en el mundo del toro. Mi familia es muy aficionada. Mi abuelo materno se dedica a ello haciendo banderillas, publicidad y contratando a los porteros de muchísimas plazas, y mi tío es mozo de espada del matador salamantino Javier Valverde. Pero fue mi abuela materna la que me aficionó, llevándome a todas las plazas. Tuve la oportunidad de ir a muchas ferias. Desde chico, siempre quise ser torero.

¿Qué opina tu familia de tu sueño de ser torero? ¿Te apoyan en eso?

Me apoyan aunque es algo duro para los padres tener un hijo que quiere realizarse en esta profesión tan dura y sacrificada. Pero me respetan y me apoyan.

Christian “Canano” ¿de dónde te viene ese apodo?

Viene porque a mi abuelo lo llaman Canano. Y toda mi familia es conocida así. Para mí es un honor llevar el apodo de mi abuelo.

Háblanos de tus primeros pasos en la escuela taurina de Salamanca:

Desde pequeño soñaba con ser torero, pero después de torear una vaca en una capea, decidí intentarlo. Tenía catorce años. Fue entonces cuando decidí matricularme en la escuela y aprender de mis maestros. Allí recibo los consejos y las técnicas para torear y corregir errores… Todavía me queda muchísimo por aprender.

El 21 de julio de 2012, maté a mi primer becerro. En un festival en la Puebla de Montalván (Toledo), un becerro de Santiago del Pasil. Fue el día más especial de mi vida ya que debutaba y ese mismo día hacía 4 años que murió mi abuela materna.

¿Qué sentiste aquel día?

Ha sido un día emocionante. Me transmitió mucha energía desde arriba y mucha fuerza, e hizo que disfrutará muchísimo y que cortase dos orejas.

Y ¿cómo te fue el resto de la temporada? ¿Cuáles fueron los momentos más relevantes, los buenos recuerdos…?

He toreado varias novilladas por Andalucía, por la zona de Toledo, de Madrid… Tengo muy buenos recuerdos de la zona de Málaga, donde me han acogido con mucho cariño. Estoy enamorado de esa tierra y encima es por donde más toreé.

Entre los momentos importantes de la temporada pasada, recuerdo el bolsín de Ciudad de los Almirantes, donde estuve finalista. Pero la tarde más bonita y la más importante fue en Torremolinos, le corté una oreja a un novillo de Salvador Gavira, en un mano a mano con Rafael Castellón

Háblanos de tu invierno taurino. ¿Te estás preparando para la temporada?

Gracias a dios estoy yendo al campo mucho. Y aprendiendo de figuras del toreo como Jiménez Fortes, Manzanares, el Juli, Talavante, Ponce… y muchos más. A los novilleros nos ayudan. Aparte de mucho toreo de salón y preparación física y psicológica. No puede fallar ninguna pieza,son claves. Tienen que funcionar a la perfección

¿Cuáles son tus proyectos para la temporada que viene?

Bueno, con mi apoderado Roberto Moreno, tenemos cosas en mente y varios proyectos apetecibles. También deseamos ir a Francia ya que es una tierra maravillosa y muy taurina en la que me encantaría torear este año.

¿Qué quieres decirles a los empresarios franceses para que te contraten?

Hombre, decirles que por el momento en que se encuentra la tauromaquia y las pocas ayudas que recibimos está muy difícil torear. Necesitamos una oportunidad para subirnos al carro y poder pelear por lograr nuestros sueños. Francia es clave.

En un minuto:

Un torero de ayer: Paco Ojeda

Un torero de hoy: Jiménez Fortes

Un torero de mañana: Christian “Canano”

Tus plazas y ferias favoritas: La Plaza de toros de Salamanca, he disfrutado muchas tardes viendo torear a grandes toreros, y Sevilla, la feria que más me gusta es la de abril

Las plazas en las que sueñas con torear: Sevilla, Nîmes, Madrid

Tu cartel soñado: José Tomás, Jiménez Fortes y yo

Con toros de: Eso ya los podrían exigir ellos q son figuras, a mí con lo que me echen

Una corrida para el recuerdo: José Tomás en Salamanca en su reaparición

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