Les Hommes de Lumières

dim.

19

mai

2013

(Maestro) Juan Leal

photo : Maurice Berho
photo : Maurice Berho

La première fois que nous l’avons vu toréer il ne s’appelait pas encore Juan et il était haut comme trois pommes. Un petit bout de chou, une muleta à la main sur la place du forum à Arles. Aujourd’hui Juan Leal a 21 ans et des cheveux couleur de miel. Et le chemin qu’il a parcouru depuis la place du Forum est énorme, au sens propre (il vit aujourd’hui à Séville) comme au sens figuré. C’est devenu un homme, un homme intelligent qui a su faire les bons choix.

Dès qu’il a pu, il a quitté Arles pour l’Espagne. Tout d’abord élève de la prestigieuse école taurine d’El Juli à Arganda del Rey près de Madrid, il s’est maintenant installé dans la belle Séville…

Cela n’a surement pas été facile pour Juan de tout quitter, d’être loin des siens. Mais il savait que c’était le prix à payer. Faire des sacrifices, travailler dur, pour être un des meilleurs… Et la récompense la voilà. Demain il prendra l’alternative dans les Arènes de Nîmes, des mains de Sébastien Castella (tiens donc… un autre français qui s’est « exilé » très jeune en Espagne, pour mieux réussir, et qui a plutôt pas mal réussit non ?). Un mano à mano prestigieux, et bien mérité. Demain…

Demain, nous verrons un homme réaliser son rêve d’enfant. Suerte Juan, que cette alternative soit belle et qu’elle soit le début d’une grande carrière.

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mar.

18

sept.

2012

Chronique d'une matinée historique

photo Stephan BARBIER, Midi Libre
photo Stephan BARBIER, Midi Libre

Quelle étrange sensation, celle de se réveiller en ayant la certitude que l’on va vivre un moment historique ! Il y avait pourtant le proverbe "Corrida de expectación"... et la suite, que par superstition personne n’a osé prononcer avant dimanche.

Mais depuis la nuit du 3 juin, date où Mundotoro avait lancé la rumeur, on attendait en comptant les jours : Arènes de Nîmes, José Tomás, seul contre six toros. Corrida de expectación…

 

Le jour J enfin ! Arrivée à 9h30 dans les arènes, j’ai rejoint les centaines de Josétomasistes déjà installés. Ces fous qui, comme moi, n’auraient raté cela pour rien au monde. Deux heures durant, les gradins vont se remplir et la tension va monter. 11h29, les arènes sont pleines à craquer. Des aficionados du monde entier, français, mexicains, italiens, des espagnols bien entendu…et des catalans (une poignée d’intégristes leur a peut-être pris leurs corridas mais pas leur aficion !).

 

11h30. 13 000 personnes retiennent leur souffle et José Tomás s’avance sur le sable.

Ce qui va suivre appartient à une autre dimension. Un moment unique, qui dépasse tout ce que l’on aurait pu imaginer. Car José Tomás ne torée pas… il ensorcèle les toros, ils ne les tuent pas, ils les foudroient. Et ce, six fois de suite. Le torero a été ce dimanche, plus que jamais, au sommet de son art. Tout en lui est sobriété, élégance, pureté. Il n’y a pas de fioritures, de gomina dans les cheveux, d’espagnolade. Même les quites mexicains, qui réalisés par n’importe quelle figura prennent des airs de folklore, sont empreints d’une pureté inégalable entre les mains de José Tomás. Il a la force d’un géant et son capote à la douceur de la soie.

 

José Tomás le sorcier de Galapagar a un don. Le don de comprendre le toro au premier coup d’œil. Il l’aspire et s’impose à lui sans violence. C’est magique. Il se l’enroule autour de lui dans deux centimètres carrés, comme s'il lui chuchotait un secret. Cela doit être ça, José Tomás parle aux toros dans une langue connue de lui seul… On était trop haut, on n’a pas entendu. On a juste vu, tremblé, frissonné, ri et pleuré.

 

Onze oreilles et une queue, un indulto. C’est trop, ce n’est pas assez… peu importe ! Ca, ce sont des chiffres. Et la magie n’a que faire de la statistique.

 

14h15, 13 000 personnes quittent les arènes avec l’impression d’avoir rêvé le toreo parfait.

 

Aujourd’hui, lundi, l’évènement historique à fait les gros titres de la presse espagnole. Et les 13 000 personnes présentes y ont pensé toute la journée. Qu’il est difficile de revenir à la réalité après avoir était témoin d’un instant de grâce, et ce, six fois de suite ! Une corrida qui restera dans l’histoire de la tauromachie et dans nos mémoires d’aficionados ensorcelés ce matin de septembre, par un homme mi-dieu mi-torero.

 

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mer.

12

sept.

2012

Féria du Riz 2012

Sortie à Hombros d'Adham BALAIDI, la jeunesse montre son Aficion lors de la Classe Pratique du dimanche matin
Sortie à Hombros d'Adham BALAIDI, la jeunesse montre son Aficion lors de la Classe Pratique du dimanche matin

Une corrida goyesque sous le signe de l’émotion

 

Juan Bautista était dans un grand jour, sa 1ere faena restera longtemps dans les annales.

 

Pour cette corrida goyesque, c’est l’artiste peintre Loren qui avait décoré les arènes et avait déroulé un véritable tapis rouge et or à Pablo Hermoso de Mendoza, Juan Bautista et Jose Maria MANZANARES.

La pena Chicuelo II s’était enrichi du chœur Voce et d’une soliste qui ont fait vibrer les arènes et souligner les faenas des maestro.

 

Et de l’alchimie de l’artiste Loren, de Juan Bautista, de la pena Chicuelo II, du chœur Voce et du toro de Victoriano Del Rio est née une faena empreinte d’émotion. Sur l’air du concerto d’Aranjuez et les paroles de la chanson « mon amour » Juan Bautista a su suspendre le temps, sous les yeux de son enfant. L’Arlésien coupa deux oreilles.

Mendoza accrocha avec le public à son second toro chevauchant notamment Icaro et Pirata. Il coupa deux oreilles.

Manzanares distilla de jolis détails mais juste remis de sa blessure la mort fut fastidieuse, ce qui ne l’empêcha pas de triompher à DAX le lendemain.

 

La soirée se concluait par la sortie en triomphe de Pablo Hermoso de Mendoza et Juan Bautista. La pena Chicuelo II et le chœur Voce reprirent quant à eux après cette sortie triomphale des airs célèbres.

 

 

Un dimanche matin pour la relève

 

En collaboration avec les Arènes d'Arles, l'école taurine d'Arles a invité les aficionados à une classe pratique de haute qualité dimanche matin.

 

Se sont succédés sur le sable des arènes de leur ville Josete, Yoan MARTINEZ, Maxime SOLERA, Jaweb GARAOUI, Kevin SERRANO et Adham BALAIDI.

 

Ce fut une matinée des plus intéressante dont un mot ressort : l'Envie!

Tous les jeunes présents étaient motivés et ont tous toréés avec passion. Chacun des jeunes nous a montré son savoir-faire, on notera la prestation des deux plus jeunes Kevine et Adham qui ont montré qu'il n'y a pas d'âge pour vivre sa passion Adham s'offrant même le luxe pour sa présentation arlésienne de sortir en Triomphe après avoir coupé les deux oreilles et la queue symbolique en capea!

 

Ce sont ces instants offerts qui peuvent créer la passion, attirer du public aux arènes et notamment des jeunes.

 

 

 

Les coups de coeur de la Terna d'ACDT : les moments d'émotions durant la corrida goyesque, une classe pratique gratuite en féria dans les arènes de la ville pour des jeunes qui respirent l'Aficion!

 

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ven.

07

sept.

2012

Espace Toro Arles Féria du Riz 2012

Andy YOUNES, élève de Adour Aficion, Vainqueur du Trophée de la pena Juan Bautista
Andy YOUNES, élève de Adour Aficion, Vainqueur du Trophée de la pena Juan Bautista

L'espace toro, une belle iniciative.

 

Où? Aux corrales d'Arles.

Quand ? Une semaine avant la féria.

Quoi ? Dans la placita de Sonnailler, les jeunes pousses des écoles taurines françaises sont invitées par la Peña Juan Bautista à venir tienter des vaches "made in France".

 

A la fin de la semaine, on désigne les trois meilleurs élèves pour mettre à mort chacun un becerro.

 

L'ensemble de ces spectacles sont gratuits, et attirent de nombreux curieux, initiés...ou novices.

 

 

Alors que la corrida en France est à nouveau mise en danger, c'est un excellent moyen de faire découvrir la tauromachie, et d'attirer par la suite les gens aux Arènes. Une excellente iniciative !

 

Les jeunes élèves des écoles taurines, manquant parfois un peu de métier mais jamais de volonté !

 

Les tientas de l'Espace Toro sont aussi l'occasion de découvrir en avant-première les futures promesses du toreo .

 

Finalement ce fût Andy YOUNES, élève de Adour Aficion qui remporta le trophée mis en jeu.

 

Le coups de coeur de la Terna d'ACDT : la gratuité des spectacles, des élevages français et des opportunités pour les jeunes des écoles taurines d'ARLES, NÎMES, BEZIERS et du Sud Ouest. 

 

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